Samedi 15 décembre 2007


Je suis repassée dans cette machine infernale, il fallait démontrer si de nouvelles plaques, avaient fait leur apparition, verdict le 18 décembre.
La résonnance magnétique nucléaire, me fiche vraiment la trouille et puis le tintamarre qu'il y a malgré le casque, est infernal.

Ma soeur, m'avait promis de m'y accompagner par la pensée, ben oui, personne ne peut être dans la même pièce d'examens, je la sentais près de moi elle me parlait doucement, je n'ai pas fait de crise d'angoisse grâce à elle...
Tout s'est passé dans la tête, mais j'étais heureuse de savoir qu'elle pensait à moi dans ces moments de grande solitude.
Ça représente énormément d'être entourée, même si souvent je ne sens pas que je le suis en suffisance.

Je voudrais que l'on me dise " je t'aime" pour ce que tu es pas pour ce que je voudrais que tu sois, une personne ordinaire.Je voudrais de vrais mots doux, des caresses commes tous, un frolement sur ma joue, une main passée dans mes cheveux, un regard posé sur moi, mais je me l'interdis...
Seuls mes proches ont le droit de m'approcher et de me toucher.




Ma kiné, commence à me fatiguer, elle me donne des ordres, c'est mon corps après tout, je sais comment il réagit et comment je dois me comporter pour qu'il reste en osmose avec mon esprit.
Elle voudrait me faire marcher d'avantage, je n'en ai plus envie,  je hais cette chaise et pourtant...elle se rapproche vers moi

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(¸.•´ (¸.•´ .•´ : (´¸.•*´¯`*•-->   © Flo
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Samedi 1 décembre 2007


La lumière éblouissante transperce mes paupières qui voudraient retenir la nuit et son cortège de rêves aux étoiles, à la lune, à l'obscurité accrochés, au jour, à la lumière, à la vie volés, arrachés.
Les étoiles se sont éteintes, la lune s'est couchée et l'obscurité, comme chaque matin, cède la place à la réalité. Plus de chaleur, plus de douceur, plus de mensonge possible, plus de tricherie. Il faut vivre maintenant. Dans la grisaille. Dans le bruit du monde, loin des songes.
La fée reste endormie dans ma couche, elle attend un sommeil nouveau pour me bercer dans ses bras, dans son corps d'une ample robe blanc immaculé , mousseline d'utopie, satin de chimères.
Que de poèmes pensés dans la nuit!
Que d'espoirs posés sur les constellations!
Que de rires, de sourires, de lumières, de feux d'artifices resteront pour un jour encore enfouis dans les songes!
Le soleil se lève sur le taffetas de brume que la fée n'a pas encore fini de ramasser, prenant ainsi des couleurs blafardes et blêmes, matin frileux, matin d'hiver. Le soleil est blanc, l'herbe est blanche, le ciel est blanc, la vapeur qui monte lentement est blanche. Même les couleurs sont blanches. La vie sera blanche. Vide.

Et pourtant, la journée s'annonçait belle. Le brouillard léger semblait vouloir monter au ciel, dans des nuages de sourires, libres, virevoltant, emportant sur leur passage tout ceux qui voulaient bien les suivre, qui voulaient bien y croire, tous les optimistes, les rieurs, les pinsons, les oiseaux et les éléphants des magasins de porcelaine, les chiens et chats qui ne se battaient plus, les enfants et les vieillards en compagnie des anges... Un de ces miracles qui prend par la main, irrésistible, enivrant, tourbillonnant, un de ces miracles si fort qu'il nous entraîne, nous fait perdre la tête.
On y croit, on en est profondément imprégné, on le sent, on le ressent, nos os, eux aussi, le savent, nos mains en tremblent, nos yeux s'allument, nos cheveux dansent. On n'ose y croire. On ose y croire. On ne sait pas, on ne sait plus. On sait. C'est aujourd'hui. C'est demain, et c'est pour toujours. C'est vrai. On n'y croit pas. On le sait. C'est tout. Comme enfant tapant du pied. Parce que. Parce que c'est vrai, parce que mon coeur me dit que c'est vrai, parce que mes songes y ressemblent, parce que je l'ai rêvé si fort. Je le sais. C'est comme ça. Aujourd'hui. Pour demain. Pour toujours. Le soleil monte dans le ciel.
Comme les autres jours. Il rappelle bien fort, bien haut: «comme les autres jours, ma grande, comme les autres jours!». Il doit bien avoir raison, le soleil.
Pourquoi aujourd'hui serait différent? Calmez-vous, mes ardeurs, coiffez votre éteignoir! Attention sornettes et balivernes! Gare aux fées, elles n'existent pas... Mirages, illusions, mensonges, trompe-l'oeil! Ne pas tomber dans le piège des illusions perdues, d'autant plus douloureuses qu'elles étaient belles, cruelles qu'on y a cru fort. Les pieds sur terre, plantés dans le bitume. Se forcer à ne pas croire le son de son corps, de son coeur. Vivre malgré tout. Ne pas croire.

            Et puis croire quand même. N'était-ce pas l'aube de notre rencontre?
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Ma S.E.P

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